3 février 2025

Février, mois du cœur

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L’année 2025 en est une importante pour Jonathan. Il termine ses études universitaires en génie mécanique et sera prêt à exercer sa passion dans le monde du travail, mais fait tout aussi important pour lui, il a survécu à un arrêt cardio-respiratoire, il y a 10 ans.

Donner
Jonathan Beauvais
Fondation du CHUS
Jonathan Beauvais

Jonathan avait 15 ans lorsque son cœur s’est arrêté sur un terrain de soccer à l’école secondaire qu’il fréquentait à Sherbrooke. Les premiers soins ont été prodigués rapidement sur place et la suite de sa vie, il l’a doit à l’équipe de cardiologie du CHUS. En 2015, il a été le plus jeune canadien à recevoir un nouveau type de défibrillateur cardiaque avec sonde sous-cutanée.

Dr Jean-François Roux
Dr Jean-François Roux

« Ce défibrillateur est fixé à la paroi thoracique, sous la peau et sans aucun matériel dans les vaisseaux sanguins, contrairement aux autres modèles avec fils et électrodes qui sont plus difficiles et risqués à remplacer avec les années. Comme Jonathan était très jeune et que c’était pour la vie, il s’agissait du choix le plus judicieux à faire. Nous privilégions encore ce type de défibrillateurs pour les gens plus jeunes, jusque dans la cinquantaine, mais le cas de Jonathan reste encore inhabituel », explique le cardiologue, Dr Jean-François Roux, aussi directeur du service de cardiologie au CHUS.

Pour Jonathan, son défibrillateur est aujourd’hui son ange-gardien. Si jamais son cœur fait des siennes, l’appareil pourra déclencher un choc pour rétablir le rythme cardiaque. « C’est déjà arrivé plusieurs fois dans une même soirée, et c’est vraiment désagréable. C’est comme se faire charger par un cheval! », explique Jonathan.

« Je n’ai pas peur de mourir, je sais que mon filet de sécurité va marcher. J’ai confiance », ajoute le jeune homme qui est toujours suivi par  l’équipe de spécialistes du CHUS.

Une situation inattendue

« J’avais eu des épisodes de palpitations avant cette crise, je perdais souvent connaissance. J’avais déjà consulté à Montréal, et on pensait que je souffrais d’hypoglycémie à l’effort, car je faisais beaucoup de sport de compétition, mais surtout le hockey, c’était ma passion! », raconte Jonathan.

Au moment de la crise, les spécialistes du CHUS ont investigué et ont conclu qu’un défibrillateur était nécessaire pour éliminer les risques d’un autre arrêt cardiaque. Un véritable choc pour le jeune homme et sa famille.

« Des tests génétiques ont révélé que j’avais une prédisposition et que le sport de haut niveau ait pu développer cette condition cardiaque à cause du stress causé au cœur. Ça se voit chez certains athlètes », explique Jonathan. « Toute ma famille a passé des tests et les spécialistes ont découvert que ma sœur avait aussi un problème cardiaque, mais d’une autre nature. Elle a pu être suivie par la même équipe du CHUS et maintenant tout va bien! », se réjouit Jonathan.

Il en est à son deuxième défibrillateur qui a dû être changé en 2022. La durée de vie de la batterie est beaucoup plus longue avec cette nouvelle génération qui permet d’espacer les visites à l’hôpital. « Les patients ont un module qui communique avec le défibrillateur et s’il y a un problème, une alerte est transmise à notre équipe », explique Dr Roux. « Ce suivi à distance améliore la qualité de vie des patients qui ont à se déplacer qu’une seule fois par année pour un suivi au lieu de plusieurs fois. »

Une vie saine et active

L’adolescent a dû faire un deuil difficile des sports exigeants qu’il affectionnait, comme le hockey et la course à pied. À 25 ans, il joue maintenant au golf et fait de grandes randonnées.

« Ça été un grand changement dans ma vie, pas si facile à accepter », confie le jeune homme. « L’important est de garder un rythme cardiaque bas et de ne pas m’essouffler, mais c’est possible d’avoir une vie saine et active », assure-t-il.

Et l’esprit compétitif? Il est toujours bien présent chez ce finissant de l’École de technologie supérieure de l’Université de Montréal qui s’est découvert une autre passion. Il participe depuis quelques années à la Compétition Québécoise d’Ingénierie (CQI) et aux Jeux de génie du Québec, bien motivé à toujours se surpasser et à profiter de la vie!

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