Portrait de Geneviève Villemure-Marcotte

vendredi 03 juillet 2020

Faites la connaissance de cette bénévole de la Fondation du CHUS, membre du comité Relève, qui a initié le projet Sherbybox.



Au cours des derniers mois, de nombreuses entreprises sherbrookoises, comme partout au Québec, ont subi de grandes pertes en raison de la pandémie de la COVID-19. Cette situation a particulièrement interpellé Geneviève Villemure-Marcotte, qui a vu l’entreprise qu’elle dirige, le Strom Spa Sherbrooke, fermer abruptement ses portes du jour au lendemain.

« Je souhaitais que mes souvenirs liés à cette pause obligée soient des souvenirs positifs; des moments de solidarité et d’entraide. J’ai réfléchi à comment je pourrais me rendre utile pour aider ma communauté. De là est née la création d’une boîte collaborative pour aider les commerçants locaux et venir en aide à la Fondation du CHUS qui voyait ses activités de financement annulées. Après avoir expliqué l’idée à la direction de la Fondation du CHUS et aux membres du comité Relève, certains d’entre eux ont démontré de l’intérêt », explique Geneviève.

Le projet qui, à la base, avait germé dans l’esprit de la jeune femme, a vite enflammé le comité. Même que de nouveaux visages, aux expertises professionnelles complémentaires, se sont joints au groupe. Ainsi, en quelques heures, le comité organisateur de la Sherbybox a vu le jour.

« Au fil de nos rencontres sur Zoom, nous avons appris à mieux nous connaître puisque la plupart des membres du comité ne s’étaient jamais rencontrés auparavant. Grâce à l’implication de tous, le concept de la Sherbybox s’est raffiné. Tout s’est passé excessivement vite! On s’est entouré de gens passionnés, qui avaient tous envie de se rendre utiles et de faire une différence. L’enthousiasme des commerçants et des partenaires était palpable », ajoute celle qui en a entraîné plus d’un dans son projet audacieux.

À peine 10 jours se sont écoulés entre le moment où le comité organisateur de la boîte-cadeau s’est formé et le moment de la mise en vente. Rappelons que la première Sherbybox a été lancée dans le contexte particulier du confinement strict : tous les commerces étaient complètement fermés. Comme les gens cherchaient une façon de souligner la fête des Mères sans entrer directement en contact avec leur proche et que la population était plus sensible que jamais à l’achat local, les ventes se sont déroulées très rapidement. La population sherbrookoise s’est réellement sentie interpellée par le projet puisqu’en 48 h, les 750 boîtes-cadeaux étaient vendues !  

Au lendemain de ce projet, l’équipe se rencontrait déjà pour discuter de la création de la deuxième Sherbybox. Tous avaient envie de continuer et de permettre aux entreprises du coin de se faire connaître. « Le souhait du comité de la Sherbybox est de faire vivre l’initiative plus longtemps, puisqu’on songe d’ailleurs à une troisième boîte. Nous avons appris beaucoup des deux précédentes et nous avons plein d’idées pour la prochaine édition. Des rencontres se tiendront au cours de l’été pour développer le concept », confie Geneviève, la tête déjà remplie de projets.

L’équipe dévouée de la Sherbybox composée d’Amélie Ferland, Catherine Bernard-Sévigny, Maude Bérubé, Michèle Riendeau, Valérie Felteau, Kevin Villette et Maxime Fabi et de Geneviève, a de quoi être fière : au total, une somme de 32 800 $ a été amassée grâce aux deux premières éditions. Les Sherbybox permettront à la Fondation du CHUS de supporter des projets de santé dans les deux hôpitaux de Sherbrooke, sans compter le coup de pouce important offert aux commerces de la région. 

Si le bénévolat fait partie de sa vie depuis longtemps, Geneviève ne compte pas ses heures lorsqu’elle s’implique pour une cause qui lui tient à cœur. « J’ai la chance d’avoir une famille et des amis en santé, c’est donc maintenant qu’il faut donner à la communauté. Au travail, je côtoie beaucoup d’étudiants et j’espère pouvoir les inspirer à développer le goût du bénévolat et de les sensibiliser à l’impact positif qu’ils peuvent avoir dans leur milieu de vie » conclut celle pour qui l’implication bénévole fait partie du quotidien.


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